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Quotes about ennui

Guillaume Apollinaire

Le trésor

Jadis, jadis vivait m'amie
Une princesse aux cheveux d'or,
En quel pays ? Ne le sais mie.
Jadis, jadis vivait m'amie
La fée Yra, son ennemie,
Qui changea la belle en trésor.
Jadis, jadis vivait m'amie
Une princesse aux cheveux d'or.

En un trésor caché sous terre
La fée, au temps bleu des lilas,
Changea la belle de naguère
En un trésor caché sous terre.
La belle pleurait solitaire :
Elle pleurait sans nul soulas
En un trésor caché sous terre :
C'était au temps bleu des lilas.

De la mousse je suis la fée,
Dit à la princesse une voix,

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I May Still Wait

The ennui covers me,
Like a black cloud.
With darkness all around,
And utter low visibility.

There are no hands,
To reassure me,
As I dive deep into,
The sea of Emptiness.

The delusion is crushing,
As of yet and when,
A hand on my head,
Brings me to this world.

A real, vibrant world,
Full of life and character,
I discover myself,
Out of the ennui.

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Charles Baudelaire

Le Possédé (The Possessed)

Le soleil s'est couvert d'un crêpe. Comme lui,
Ô Lune de ma vie! emmitoufle-toi d'ombre
Dors ou fume à ton gré; sois muette, sois sombre,
Et plonge tout entière au gouffre de l'Ennui;

Je t'aime ainsi! Pourtant, si tu veux aujourd'hui,
Comme un astre éclipsé qui sort de la pénombre,
Te pavaner aux lieux que la Folie encombre
C'est bien! Charmant poignard, jaillis de ton étui!

Allume ta prunelle à la flamme des lustres!
Allume le désir dans les regards des rustres!
Tout de toi m'est plaisir, morbide ou pétulant;

Sois ce que tu voudras, nuit noire, rouge aurore;
II n'est pas une fibre en tout mon corps tremblant
Qui ne crie: Ô mon cher Belzébuth, je t'adore!


The One Possessed

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Charles Baudelaire

Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle (You Would Take The Whole World To Bed With You)

Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle,
Femme impure! L'ennui rend ton âme cruelle.
Pour exercer tes dents à ce jeu singulier,
Il te faut chaque jour un coeur au râtelier.
Tes yeux, illuminés ainsi que des boutiques
Et des ifs flamboyants dans les fêtes publiques,
Usent insolemment d'un pouvoir emprunté,
Sans connaître jamais la loi de leur beauté.

Machine aveugle et sourde, en cruautés féconde!
Salutaire instrument, buveur du sang du monde,
Comment n'as-tu pas honte et comment n'as-tu pas
Devant tous les miroirs vu pâlir tes appas?
La grandeur de ce mal où tu te crois savante
Ne t'a donc jamais fait reculer d'épouvante,
Quand la nature, grande en ses desseins cachés
De toi se sert, ô femme, ô reine des péchés,
— De toi, vil animal, — pour pétrir un génie?

Ô fangeuse grandeur! sublime ignominie!

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Charles Baudelaire

Spleen (II)

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
— Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.

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Paradoxical bases

One earns wisdom by learning.
One gets learning by errors.
Are errors the base for wisdom?

One attains moral by conviction.
One gains conviction by sins.
Are sins the root Of the moral?

One exudes kindness by loving.
One experiences love from insecurity.
Is insecurity the base for kindness?

One gets detachment by dispossessing.
One gets dispossessed from ennui.
Is ennui the base for detachment?

Evil is the mother of God.
18.12.2000, Pmdi

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Si morne!

Se replier toujours sur soi-même, si morne !
Comme un drap lourd, qu'aucun dessin de fleur n'adorne.

Se replier, s'appesantir et se tasser
Et se toujours, en angles noirs et mats, casser.

Si morne ! et se toujours interdire l'envie
De tailler en drapeaux l'étoffe de sa vie.

Tapir entre les plis ses mauvaises fureurs
Et ses rancoeurs et ses douleurs et ses erreurs.

Ni les frissons soyeux, ni les moires fondantes
Mais les pointes en soi des épingles ardentes.

Oh ! le paquet qu'on pousse ou qu'on jette à l'écart,
Si morne et lourd, sur un rayon, dans un bazar.

Déjà sentir la bouche âcre des moisissures
Gluer, et les taches s'étendre en leurs morsures

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Guillaume Apollinaire

Simultanéités

Les canons tonnent dans la nuit
On dirait des vagues tempête
Des cœurs où pointe un grand ennui
Ennui qui toujours se répète

Il regarde venir là-bas
Les prisonniers L'heure est si douce
Dans ce grand bruit ouaté très bas
Très bas qui grandit sans secousse

Il tient son casque dans ses mains
Pour saluer la souvenance
Des lys des roses des jasmins
Éclos dans les jardins de France

Et sous la cagoule masqué
Il pense à des cheveux si sombres
Mais qui donc l'attend sur le quai
Ô vaste mer aux mauves ombres

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La plaine (I)

Je veux mener tes yeux en lent pèlerinage
Vers ces loins de souffrance, hélas ! où depuis quand,
Depuis quels jours d'antan, mon coeur fait hivernage !

C'est mon pays d'immensément,
Où ne croît rien que du néant,
Battu de pluie et de grand vent.

C'est mon pays de long linceul.
Mes rivières y font de lents serpents
D'eau jaune à travers de grands pans
De terrains planes et rampants.

C'est mon pays sans un seul pli, un seul,
C'est mon pays de grand linceul.

Quelques rares hérons, au bord de marais faux,
Quelques pauvres hérons, dans leur bec en ciseaux,
Tordent, au soir tombant, des vers et des crapauds.

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Charles Baudelaire

Letter To Sainte-Beuve

On the old oak benches, more shiny and polished
than links of a chain that were, each day, burnished
rubbed by our human flesh, we, still un-bearded,
trailed our ennui, hunched, round-shouldered,
under the four-square heaven of solitude,
where a child drinks study’s tart ten-year brew.
It was in those days, outstanding and memorable,
when the teachers, forced to loosen our classical
fetters, yet all still hostile to your rhyming,
succumbed to the pressure of our mad duelling,
and allowed a triumphant, mutinous, pupil
to make Triboulet howl in Latin, at will.
Which of us in those days of pale adolescence
didn’t share the weary torpor of confinement,
- eyes lost in the dreary blue of a summer sky
or the snowfall’s whiteness, we were dazzled by,
ears pricked, eager, waiting – a pack of hounds
drinking some book’s far echo, a riot’s sound?
Most of all in summer, that melted the leads,
the walls, high, blackened, filled with dread,

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